Sortie du dirigeable Adjudant-Vincenot du hangar de Lamotte-Breuil (Oise), [1910]

L’Adjudant-Vincenot : un dirigeable Clément-Bayard à l'épreuve de la Première Guerre mondiale

2017 - L'économie à l'épreuve des 4 éléments

Air. L’Adjudant-Vincenot : un dirigeable Clément-Bayard à l'épreuve de la Première Guerre mondiale

Sortie du dirigeable Adjudant-Vincenot de son hangar, 1910.

 

En 1881, Adolphe Clément (1855-1928) fonde les établissements Clément-Bayard, basés dans l'Oise et en région parisienne. Dès 1908, avec l'aide de son ingénieur Lucien Sabathier, il se lance dans la conception et la construction de dirigeables militaires pour les armées française et russe.

En août 1914, au début du premier conflit mondial, l’armée française dispose de 17 dirigeables dont 3 Clément-Bayard : MontgolfierDupuy-de-Lôme et Adjudant-Vincenot. Construit en 1910, ce dernier est le plus imposant avec ses 9 800 m³ et son moteur de 120 chevaux. Il remporte en temps de paix de nombreux records et est affecté le 6 octobre 1911 au Génie à Toul (Meurthe-et-Moselle). Pendant la Première Guerre mondiale, il effectue de nombreuses ascensions de reconnaissance et de bombardement.

tableau chronologique des principales ascensions du dirigeable "Adjudant Vincenot
Extraits du tableau récapitulant des ascensions de l'Adjudant Vincenot en temps de paix
Tableaux recensant les ascensions de l'"Adjudant Vincenot" en temps de guerre

 

Abattu le 1er juin 1916 lors de sa 231e ascension, près de Mouilly (Meuse), l'Adjudant-Vincenot ne tombe pas à l’ennemi. Les cinq membres d’équipage s’en sortent et procèdent à la destruction des restes du dirigeable afin que l’ennemi ignore sa destruction et ne puisse le réutiliser ou copier sa technologie.

À l'instar de leur dirigeable, les établissement Clément-Bayard ne survivent pas à ce conflit, dont ils ressortent ruinés. La marque cesse d’être fabriquée en 1923.

 

D'Adolphe Clément, cet inventeur qui a révolutionné les transports français (cycles Clément, dirigeables Clément-Bayard, ou encore automobiles Clément-Gladiator), il reste peu d'archives. Mais les ANMT conservent le fonds professionnel de son ingénieur Lucien Sabathier.

 Donné aux Archives nationales en 1956, le fonds de cet ingénieur comporte d'une part des archives familiales et, d'autre part, des documents sur sa vie professionnelle. Ces derniers ont été transférés aux ANMT en 2000 tandis que les documents familiaux sont restés aux Archives nationales.

La partie "professionnelle" du fonds Sabathier couvre ses périodes chez Clément-Bayard et Renault. D'un volume de 1,11 ml, elle est riche de notes, rapports, croquis, catalogues de vente ou encore photographies de ses grandes réalisations.

 

 

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