À côté de la dactylo, une nouvelle figure féminine émerge dans les bureaux : la secrétaire. Le terme de secrétaire, employé au masculin au 19e siècle, réapparaît dans les années 1920 au féminin. La secrétaire est désormais une employée de bureau cultivée, compétente, capable de rédiger une lettre autant que de la taper - à la différence de la sténodactylo. Si elle aspire à une ascension professionnelle, elle devient secrétaire de direction.
Dans le secteur privé durant la fin du 20e siècle, le nombre de secrétaires passe rapidement de 450 000 à 830 000 (source : Insee, recensement général de la population 1982 et enquête emploi 1996).
Mais, comme l’observe l'historienne Delphine Gardey : « Plus que la question de l’accès des femmes à des fonctions qu’elles n’occupaient pas jusqu’alors, la thématique nouvelle de la féminisation témoigne d’une crainte : voir les emplois publics, l’administration des ministères, c’est-à-dire l’État et le cœur du pouvoir envahis par les femmes ».
Ainsi, la présence des dames dactylographes au sein des services sténographiques des assemblées a longtemps suscité de vives préoccupations.

