Les écoles professionnelles enseignant la sténographie et surtout la dactylographie se multiplient avec la démocratisation de la machine à écrire en France dans les années 1880. Elles accueillent principalement des jeunes filles.
En 1950, l’Association nationale des secrétaires met en place le premier examen de secrétaire professionnelle certifié, qui deviendra par la suite un standard d’excellence pour celles exerçant cette profession.
Des concours de dactylographie sont organisés dès la fin du 19e siècle. Ils favorisent les progrès techniques sur des machines dont ils démontrent l’utilité : vitesse d’écriture et lisibilité. Dans l’esprit des contemporains, la vitesse c’est le progrès. Les champions tentent de battre des records de nombre de mots tapés à la minute. Les Français sont loin derrière les Américains : en 1921, 70 mots-minute pour Mademoiselle Piau, championne française, contre 131 mots-minute pour le champion américain. Les mots français sont plus longs et plus complexes que les mots anglais, mais surtout la « méthode des dix doigts » n’est pas généralisée en France.
Ces compétitions ne sont pas seulement proposées à des fins publicitaires, mais sont aussi organisés par les employeurs afin de stimuler la productivité des employés. On fait miroiter de meilleurs salaires aux lauréats et la référence aux performances des champions permet aussi d’exiger des salariés une production accrue. De ce fait, une organisation professionnelle, la Chambre syndicale des sténographes, dactylographes et mécaniciens dactylographes, est amenée en 1911 à se déclarer contre les concours de dactylographie.
En 1901 s’ouvre en revanche le premier concours de recrutement pour « dames dactylographes » au ministère du Commerce, suivi bientôt par d’autres ministères. Le recrutement est d’un niveau élevé (le même que celui des institutrices). Les salaires sont très corrects, mais aucune retraite n’est prévue car on estime que ces femmes cesseront de travailler pour fonder un foyer et qu’une retenue pour pension sur leur salaire serait donc injuste.
