Discrète, efficace, intuitive, la secrétaire ou assistante de direction est indispensable à son patron. Jusqu'à la fin du 20e siècle, patron et secrétaire, dépendants l’un de l’autre, forment un « couple » où le rôle de chacun est bien défini. Il donne les ordres tandis qu’elle gère son emploi du temps, filtre ses rendez-vous, constitue ses dossiers, retrouve les informations-clés. Certains patrons avouent ne pas pouvoir « fonctionner » sans leur secrétaire. Cependant les secrétaires témoignent de souffrir, encore aujourd’hui, d’un certain manque de reconnaissance autour de leur métier.
En 1951, aux États-Unis, la présidente de l'Association nationale des secrétaires Mary Barret, l’homme d’affaires Harry Klemfuss et le président de Dictaphone Corporation C. King Woodbridge créent la Journée des secrétaires, pour promouvoir ce métier et susciter des vocations. En France, cette fête a lieu le 3e jeudi de chaque mois d’avril depuis les années 1990. Cela offre un début de reconnaissance à cette fonction, même si les stéréotypes et l’image péjorative d’un métier aux tâches ingrates restent ancrés dans l’imaginaire collectif.
Pour le nouveau millénaire, la Fête des secrétaires et la Semaine nationale des secrétaires sont rebaptisées pour mettre en lumière l’éventail des compétences au sein de la profession : elles deviennent respectivement la Journée des professionnels de l’administration et la Semaine des professionnels de l’administration.

![Une employée administrative à son bureau : photographie, [années 1950]. ANMT 1989 9 485, Leblan (filature).](https://archives-nationales-travail.culture.gouv.fr/var/storage/images/_aliases/large/3/2/0/3/13023-1-fre-FR/FRANMT1989009485224.jpg)