Avant l’arrivée massive des femmes dans l’administration, les bureaux sont plongés dans la poussière, la pénombre et le désordre. Cependant, améliorer les conditions de travail n’est pas tout de suite vu comme une priorité par les chefs d’entreprise.
Le changement survient entre la fin du 19e siècle et les années 1930 : l’éclairage, le chauffage et la ventilation s’améliorent pour permettre aux employés de travailler dans des conditions plus agréables. Améliorer l’environnement de travail, c’est aussi augmenter le rendement des employés. Le rangement et les systèmes de classement permettent de désencombrer les bureaux de la masse de papiers qui les recouvre. On améliore l’éclairage, d’abord au gaz puis à l’électricité, tout en privilégiant l’éclairage diurne avec de nouveaux bâtiments aux larges vitres et aux murs clairs.
Au début des années 1900, des lois sont finalement votées pour aller dans ce sens : la première loi imposant quelques conditions minimales d’hygiène dans les bureaux n’intervient qu’en 1903, dix ans après les premières lois pour les locaux industriels des ouvriers.
Le travail dans les bureaux est souvent routinier et long (10 voire 12 heures par jour). Les salaires sont peu élevés, les fins de mois difficiles ; c’est encore plus vrai pour les femmes employées que pour les hommes. Femmes qui, en 1917 prendront la tête des manifestations pour l’augmentation des salaires et des primes, ainsi que le droit à un jour et demi de repos hebdomadaire, en soulignant qu’elles assurent en supplément, le travail domestique.
